GROCHA
2002 - 2019
Mâle
Né(e) le : 29 juin 2002
Disparu(e) le : 06 mai 2019
De : CHALON SUR SAONE
Maître·sse : VERNETPAUTET
Signe particulier :
roux-pastel
Friandise préférée :
filet de poulet
Jouet préféré :
plume agitée au bout d'une tige
Meilleurs amis :
CESKA
En mémoire de GROCHA
159 463 2598
C’est fin juin 2005 qu’un chat roux-pastel, errant dans le voisinage de notre maison de campagne depuis quelques jours, vint faire une opération de charme sur la table de notre terrasse. Nullement effrayé, il monta sur la table et se frotta à nos visages…
Retraités depuis peu, mon épouse et moi nous apprêtions à jouir de notre nouveau statut : repos, loisirs, voyages, etc. Or, en un soir tout fut remis en question à plus ou moins long terme.
Adopté au bout de quelques jours, l’animal occupa bientôt toute la place laissée vacante par la fin de notre vie professionnelle. Surtout pour moi qui, pris d’une passion incoercible pour cette créature venue de nulle part, à l’âge indéterminé, devint littéralement amoureux fou de l’animal. Obsédé en permanence au point de ne pouvoir vivre sans savoir où il était, ce qu’il faisait, s’il n’avait pas faim, pas soif, etc. Il devint aussitôt mon principal souci, son bien-être passant en premier et aboutissant parfois à des excès de sollicitude portant ombrage à mon entourage.
Sa photo prise en novembre 2005 dans le jardin montre bien que personne n’aurait pu résister à son charme altier sculptural et le repousser.
Et puis le temps passa entre les séjours à la campagne, l’été, et la période froide en appartement où tout lui fut permis et où les stigmates de sa présence auront du mal à disparaître tellement je les vénère. Il s’adapta aussitôt et je n’eus de cesse de le dorloter, le gâter, le gaver et ne pas tenir compte de ses petits caprices heureusement rares.
En 2009, un petit bobo consécutif à un loup de bois gratté sur sa joue nous obligea à une visite au vétérinaire. Comme il fallait un nom pour la fiche du praticien, l’animal hérita du nom de GROCHA, comme j’avais coutume de l’appeler.
GROCHA devint ainsi un membre de la famille à part plus qu’entière pendant plus de 13 ans ! Certes, les années s’écoulant doucement, il y eut des petits problèmes de santé, notamment avec ses reins ne fonctionnant plus guère mais aujourd’hui il y a des médicaments efficaces pour palier à ces problèmes.
Mais les années s’accumulaient. Je pensais souvent à cette échelle des âges affichée dans les salles d’attente des vétérinaires disant qu’une année de chat correspondait à 7 ans humains et me disais que GROCHA m’avait rattrapé en âge puis dépassé ; je n’osais y penser.
Le temps passa encore. GROCHA dormait beaucoup. Les souris champêtres ne l’intéressaient plus, ni le jeu. Il quêtait moins les caresses, ne venait plus guère sur mes genoux là où il m’avait fait vivre tant d’instants de béatitude. Je me rongeais les sangs : treize ans plus 3 ans au moment de son arrivée... cela faisait au moins 16 ans de chat, soit 112 ans à l’échelle de l’homme!
A la mi-avril 2019, GROCHA, en sautant de son fauteuil comme il le faisait tous les jours, secoua la patte arrière... Et puis, il ne cessa de boiter. Le vétérinaire fit une radio et détecta ce qu’il appela « un bec de perroquet », une excroissance visible sur la radio apparaissant entre deux vertèbres du dos.
Puis tout alla trop vite : l’état de GROCHA se détériora rapidement au point de le voir fin avril se traîner dans l’appartement puis ne plus pouvoir monter seul sur ses fauteuils favoris puis, pour finir, ne plus avoir la force de rejoindre sa litière où ses coins d’eau (il y en avait partout) qu’il affectionnait tant.
Le traitement à base de complément alimentaire me parut bien dérisoire. GROCHA se mourait. Combien de temps allait durer ce calvaire ?
Au cours d’un conseil de famille, nous décidâmes qu’il fallait voir la vérité en face. Demander au vétérinaire s’il y avait une chance de le soigner pour le guérir. Ou alors… Celui-ci fut très pessimiste. Un traitement anti-inflammatoire oui mais c’était incompatible avec son problème de reins. Il cru bon d’ajouter que par certaines palpations sur le dos, il en déduisait que GROCHA devait souffrir (impression qu’il ne donnait pas), lui qui, jusqu’au bout, après une demi-semaine sans manger, avait fondu mais ne se plaignait que pour demander une petite goutte d’eau religieusement recueillie de la pluie qu’il buvait avec quelques coups de langue.
La mort dans l’âme, il fallu prendre la décision : le 6 mai GROCHA s’endormait définitivement après un dernier baiser sur son front entre ses deux yeux jaunes qui ne savait pas encore et une piqûre foudroyante. Je l’ai enterré dans le jardin d’où il était venu, dans une boîte en planche contenant son cercueil en carton. Depuis, je suis dévasté. Je vais voir sa tombe plusieurs fois par jour. Je suis pris de crises de larmes presque quotidiennement. Aurait-il fallu attendre encore ? Si quelqu’un a été confronté à ce diagnostic sibyllin de « bec de perroquet » et s’il veut bien me conter son expérience, je le remercie par avance ; peut-être cela adoucira ma propre douleur qui, au bout d’un mois, reste intacte, à vif.
Quelques amis, pour tenter d’atténuer ma peine, ont utilisé la formule : « GROCHA doit être au paradis des chats ». Hélas, moi qui ne crois déjà pas au paradis pour les humains, suis peu perméable à cette idée. Ce qu’il reste de GROCHA est dans ma tête et dans mon coeur et j’ai le projet d’en faire un petit livre.
Michel Granger, Chalon-sur-Saône
Michel GRANGER
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3220 commentaires






De : Valentine124
06/09/2026 à 00:11:49
Cher Michel,
Je suis là, fidèle à mes habitudes pour vous offrir tout mon soutien et mes pensées les plus amicales.
J’espère que cela va bien pour vous malgré les traitements; en avez-vous pour longtemps encore? Tout cela est pour votre bien et je souhaite de tout coeur que tout ira pour le mieux ensuite. Courage à vous avec le trajet et les attentes interminables.
Sinon, je crois que la canicule est terminée chez vous, ici c’est un peu plus frais mais ça se prend bien comme on dit.
Je fais plein de douces caresses et j’envoie un bouquet remplie de balons soufflés avec de la tendresse et de l’amour à votre beau Grocha que je chérie de tout mon coeur.
Portez vous bien cher Michel, et prenez bien soin de vous.
Amitiés,
Martine
P.s. petit commentaire sur l’extrait du livre de Grocha que nous avons la chance de lire en primeur grâce à vous :
Sacré Grocha, un gros dormeur, avec mille et un endroits pour pouvoir satisfaire son besoin de sommeil tranquillement. Ça se voit que chez vous, c’était le paradis pour lui.
Mais il fallait souvent faire un Columbo de vous pour pouvoir le retrouver (j’adore Columbo).
Grocha, tu es tout simplement un roi!
De : VERNETPAUTET
05/09/2026 à 15:24:40
Double disparition de GROCHA
Extrait abrégé du livre en cours : « 5060 jours avec GROCHA »
Durant la période chaude, GROCHA avait l’habitude de passer son après-midi sur la table dehors sur la terrasse, toujours à guetter quelque présence d’intrus aux trousses desquels il aimait se lancer en une course folle sans réelle volonté d’en découdre. Ça lui faisait de l’exercice et, ma foi, nous n’y trouvions rien à redire du moment que cela ne dégénérait pas en bagarre.
Mais un jour de juillet 2012, GROCHA était absent sur son coussin habituel. Recherches un peu partout où il aurait pu s’isoler : chambre, lit, armoire bressane, escalier… Non personne.
De guerre lasse, je vais jeter un coup d’œil dans notre grange qui est adjacente à notre bâtiment et, après une demi-heure de recherche, j’aperçois une boule jaune enroulée sur le siège en cuir d’une vieille charrette à cheval datant du début du siècle et remisée là depuis. Apparemment habité d’un gros sommeil, GROCHA dort profondément et, ne voulant pas troubler ce moment de solitude, je fais marche-arrière à petits pas et retourne sur mon fauteuil sur la terrasse, normalement à côté de lui.
Et le temps passe…, passe… Décidément GROCHA avait un gros besoin d’isolement. Au bout d’une heure et demie, je ne peux résister à l’envie de retourner pour voir si GROCHA a terminé sa sieste : n’ayant pas miaulé pour réintégrer la zone habitable de la maison, il doit donc être à sa place… Mais en arrivant plus personne !
Grosse opération de recherche dans cette grange qui offre mille cachettes possibles. Toutes se révèlent inoccupées. La tension monte. Où est passé GROCHA ? Il faut se rendre à l’évidence, il n’est plus dans la grange…
Fort inquiet, je sors sur la terrasse et… Qu’est-ce que je vois : GROCHA sur son coussin sur la table !!!
Il était sorti de la grange en escaladant un tas de tuiles empilées contre le mur et, encore leste, avait dû sauter sur le dessus de mur sous le chéneau et en redescendre pour tranquillement rejoindre sa place comme si rien n’était. Bizarre, je me souviens avoir cru déceler dans son œil doré une petite lueur ironique…, mais j’ai pu me tromper.
De : capitout
04/09/2026 à 16:48:01
De : capitout
04/09/2026 à 16:46:51
MERCI MICHEL POUR MES AMOURS DE LOULOUS IMPORTANT POUR MOI DE CONTINUER A LES FAIRE VIVRE ON NE PEUT OUBLIER CEUX QUI NOUS ONT TANT DONNE AMOUR GENTILLESSE SANS RIEN DEMANDE EN RETOUR QUE KDE L AFFECTION GROCHA A DU SE SENTIR SEUL SI VOUS N ETES PAS ALLE A LA CAMPAGNE J ESPERE QUE VOUS POURREZ BIENTOT Y ALLER JE VOUS SOUHAITE LE MEILLEUR RESULTAT DE GUETSSON AVEC VOS TRAITEMENTS LA VIE PEUT BASCULER TRES VITE POUR NOUS CELA VA FAUT FAIRE AVEC DES MAUX MAIS CA VA DES PENSEES POUR GROCHA LE PACHA ICI C EST LA PLUIE OUF CA FAIT DU BIEN!!!!!!JE NE FERAI PAS DE PAGE SPECIALE TITI IL EST BIEN AVEC CAPI TOUT DE SUITE LE SITE EST EN TRAVAUX IL Y A DES PERTURBATIONS ALORS JE PREFERE LA SECURITE JE VOUS EMBRASSE TOUS LES DEUX AFFECTUEUSEMENT BERNADETTE CAPI ET TITI PELUCHE
De : jacqueline1
03/09/2026 à 09:14:09
Merci Michel pour ma petite Cachounette en ce 3 du mois.
De mon côté ça va doucement, j'ai eu des douleurs, mais ça se passe doucement.
Mon prochain contrôle à Gustave Roussy est pour le 12 octobre. Niveau urologie, plus de contrôle, le dernier, début juillet était très bon. C'est à surveiller.
Je suppose que tous ces traitements vous fatiguent énormément. Je pense très fort à vous et je suis sûre que Grocha veille bien sur son papa.
Mon cher Michel, je vous embrasse bien fort, prenez bien soin de vous.
Jacqueline, Cachou et Réglisse