Pistache

Pistache

2001 - 2019
Femelle

Né(e) le : 07 juin 2001
Disparu(e) le : 07 septembre 2019

De : LIMOGES


Maître·sse : M. G


Signe particulier :
Noire aux yeux verts


Friandise préférée :
Lait


Jouet préféré :
Les sauterelles


Meilleurs amis :
Réglisse ; Minie ; Fléau

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En mémoire de Pistache

9 6 21

J'avais à peine 4 ans quand ta maman Réglisse est arrivée dans ma vie. Je me souviens encore de ce jour d'été, il faisait beau, bon, et j'étais tellement heureuse d'accueillir cette boule de poil à la maison. Un an plus tard, elle a donné naissance à sa première portée dont nous avons gardé deux petites femelles, au pelage aussi noir qu'elle : ta sœur Minie, et toi. Je me souviens avoir choisi ton prénom, j'aimais tellement les pistaches et cette blague maintenant démodée (t'as une tâche ...). J'étais jeune et toi si fragile, avec mes gestes encore un peu maladroits j'avais parfois peur de te blesser. Il n'était pas prévu que nous te gardions, mes parents t'avaient confié à un couple d'amis, mais mes sœurs et moi avions tellement pleuré ton départ qu'ils étaient finalement revenu te chercher, une vraie chance. Nous avons été enfants en même temps puisque nous avons grandi ensembles, mais tu vieillissais plus vite que moi. Nous avons joué ensembles comme des enfants pendant 2 ans, peut-être 3, puis la différence s'est fait ressentir : tu as commencé à veiller sur moi. Tu jouais toujours, mais tu me surveillais. Parfois, tu me regardais m'amuser avec un air un peu condescendant. Nous avons continué à grandir ensembles, à une allure incroyable, je m'en rends compte maintenant. Je me souviens de cette période difficile du collège, où je n'avais que très peu d'amis et de famille, et où je te considérais comme ma meilleure amie. Avec toi je me sentais seulement bien, je ne pensais pas à tous ces problèmes d'ado, on était juste ensembles. Pas comme deux amies non, comme deux membres de la même famille, où tu faisais figure de maturité. Le temps a continué à filer et je suis parti à la fac. Ma maman me disait toujours, la semaine, que tu me cherchais. Tu allais dans ma chambre et tu miaulais.. Mais je n'étais plus là. Ta mère nous a quitté, ainsi que ta sœur. C'était les premiers coups durs, les premiers pleurs, les premières nuits sans sommeil. Tu as eu ta période de deuil toi aussi, tu étais très proche de ta famille. Tu t'es retrouvée seule chat parmi nous, humains. Quand je rentrais le week-end, tu boudais les premières heures parce que j'étais parti, puis tu finissais par me pardonner, à chaque fois. Petit à petit, tu t'es habituée à mon absence et moi à la tienne, même si nous passions toujours beaucoup de temps ensembles quand je rentrais à la maison le week-end. Un jour, j'ai appris que tu étais malade. Tu traînais un corriza depuis toute petite, mais tu souffrais maintenant d'un problème de thyroïde et d'articulations... Ta santé s'est lentement dégradée, c'était il y a 2, peut-être 3 ans. Parfois tu ne mangeais plus, tu dormais beaucoup, et tu te fatiguais rapidement, au point d'écourter nos séances de câlins. Ces derniers mois, tu t'es beaucoup amaigri. Ma mère avait toujours peur que tu nous quitte, mais je n'y croyais pas car ta santé repartais toujours. Je te portais dans mes bras et tu été telle une plume, aussi légère que quand tu étais jeune. À force même, je n'ai plus osé te porter de peur de te blesser. Je me suis sentie à nouveau maladroite, comme étant gamine, mais je savais que la raison n'étais pas la même. On avait beau tout faire pour que tu ne manque de rien, tu perdais toujours plus de poids et ta démarche était devenue hésitante. Ce week-end, celui du 6 septembre 2019, je suis rentrée à la maison. Vendredi soir je t'ai trouvée encore plus faible, ma mère doutais que tu passe la nuit. Je n'y croyais pas. Elle voulais te garder à l'intérieur car il faisait froid dehors, mais tu voulais sortir. Je lui ai dit de t'ouvrir la porte parce que, si tu arrivais vraiment au bout de ta vie, je voulais que tu puisse faire ce que tu aimais tant, dormir sur la terrasse. La nuit a été étoilée. Je suis allé dormir, et j'ai bien dormi. En se levant, mes parents t'ont trouvée étendue dehors. Tu réagissais à peine, ton souffle était court, comme si tu étais dans le coma. Ma mère est resté avec toi et tu es parti sans douleur à ses côtés. Tu t'es endormie. Tu es morte, et je dormais. J'aurais tellement voulu être à tes côtés pour ton grand départ. Je savais que j'aurais mal, mais je n'imaginais pas à quel point. J'ai creusé ta tombe avec ma maman, et nous t'avons enterré. J'ai soulevé le tissu avec lequel nous t'avions recouverte une dernière fois pour graver un dernier souvenir en moi. J'ai 23 ans et nous avons partagé 18 ans de vie. Tu me manque terriblement, ma petite Pistache. J'espère que tu as été heureuse jusqu'au bout, je t'aime.

M.G

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21 commentaires

  • De : puce62

    17/09/2019 à 18:41:36

     

    Joli hommage que voilà, Pistache comme c'est mignon!!

    J'ai perdu ce 31 Janvier mon chat Gribouille de 17 ans 1/2 

    je sais combien c'est difficile l'absence, la douleur au coeur,

    ils prennent tellement de place.

    Il y avait  beaucoup d'amour entre vous.

    Pistache repose sur la félinosphère avec d'autres amis disparus  

    courage à vous 

    Isa

     

    Tu n'es plus là où tu étais mais tu es partout où je suis

    Victor Hugo 

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