Calinette

Calinette

2011 - 2020
Femelle

Né(e) le : 04 novembre 2011
Disparu(e) le : 04 juin 2020

De : 0


Maître·sse : Sasoriane


Signe particulier :
Ma douce ombre, mon amour


Friandise préférée :
saumon


Jouet préféré :


Meilleurs amis :
Lili
Simba

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En mémoire de Calinette

14 10 31

Ma douce Calinette, Toi qui est entrée dans ma vie sans prévenir. Tu avais dans les 3 semaines, un vilain coryza, anémiée, non sevrée. Tout le monde, jusqu'au véto, n'avait prédit ta survie. Toi la vaillante à qui j'ai appris à aller à la litière, à miauler (ton miaulement sonnerie me manque). Toi qui était toujours dans mon sillon, qui hurlait à la fenêtre quand je rentrais du travail. Toi avec qui j'avais des miaulements conversation à n'en plus finir jusqu'à mourir de rire parce que tu voulais miauler plus fort que moi. Toi qui m'a donné un amour sans condition et qui m'a réconforté quand Lili, le bichon fou nous a quitté. Toi qui dormais sur mon coussin contre mon visage ou sur ma poitrine. Toi qui me chatouillais avec tes moustaches de façon si douce. Toi qui ne voulais que moi, mes caresses et mon amour. Je n'ai pas vu ta perte de poids, j'ai pensé bêtement qu'après ton pyometre, il te fallait un temps pour t'adapter. Je n'ai pas compris que ton petit tremblement était aussi un signe. Tu as toujours eu un appétit modéré sauf pour le saumon et les saucisses de montbeliard. Le 1er véto n'aimait pas trop ton état, anémiée encore, mais combative avec son appétit intact et sans fiévre donc tu es rentrée à la maison avec un médicament à vie pour les reins car résultat sanguin pas très bon et des piqûres de Ringer que je devais te faire pendant une semaine. Tout allait mieux, tu n'avais plus cette odeur, tu étais plus vive, toujours hystérique pour les friandises puis 1 semaine et demi plus tard, tu as fait une rechute. Je file aux urgences où j'ai droit à un charlatan qui te fait 3 piqûres, un petit "j'aime pas l'état de votre minette" et une facture. Ce "véto" me conseille de te donner du steak cru et du foie, toi qui avait un problème aux reins. Moins de 2h après, tu te caches, tu refuses ton catmilk et tes friandises, tu es pire que le matin. On part pour une autre clinique d'urgences. Là, on m'écoute, on te prend en charge, on te fait une prise de sang. Verdict, c'est mauvais, c'est du 50/50. Ton taux de créatinine a encore augmenté donc on te garde pour la nuit mais je ne peux pas te faire un bisou de bonne nuit car tu es anesthésiée et qu'il y a cette histoire de Covid. Ma nuit a été terrible. Le lendemain, je viens te récupérer pour te transférer dans un hôpital véto car ton état n'a pas empiré mais ne s'est pas amélioré. Tu n'as pas voulu manger... c'était ton 2ème jour sans manger. Je n'ai jamais été aussi contente d'être bloquée dans les bouchons, j'ai pu te faire des calins avant de te laisser auprès des vétos de l'hôpital. Le lendemain j'enterrai Tonton et malgré les circonstances, te savoir auprès de professionnel m'a un peu rassuré. Mais il y a eu cet appel en rentrant de l'enterrement, que des termes techniques sur ce que l'échographie avait peut-être mis en évidence et cette phrase "on vous rappelle s'il se passe quoique ce soit dans la nuit". J'étais dévastée d'être loin de toi, de ne pouvoir être auprès de toi, toi qui n'avais jamais dormi hors de ta maison, d'avoir peur que tu te sentes abandonnée. J'ai supplié pour pouvoir te voir le lendemain, le mercredi et ça m'a été autorisé! Tu étais à la chatterie, dans ton box. Malgré ta fatigue car tu ne mangeais toujours pas, tu m'as reconnu, tu as essayé de miauler, tu m'as fait le bisou des chats avec tes yeux, j'ai pu te dire combien je t'aimais, combien je voulais t'avoir à la maison que tu me manquais trop ma chérinette et à la surprise de l'équipe véto, tu as bu de ton catmilk dans ta gamelle que j'avais ramené. Je t'ai dit bonne nuit après t'avoir fait plein de bisous et de caresses car il fallait que je parte, je n'ai été autorisée à venir que parce que ton état était inquiètant mais je ne voulais pas partir, j'aurai pu dormir par terre au pied de ton box pour rester avec toi. Puis le lendemain, l'appel, celui où on m'annonce que ton état a empiré dans la nuit, où j'ai le choix de m'acharner pour trouver peut-être la raison de ton état sans forcément de traitement pour que tu ailles mieux ou t'offrir un départ plus doux. Je n'ai pas hésité, mon amour pour toi est telle que savoir que tu es en détresse m'a brisé le coeur et j'ai pris la décision que tu devais te reposer. Tu semblais avoir des problèmes de vue, tu ne m'as pas reconnu, tu avais peur du moindre bruit ou vibration mais quand j'ai posé ma main sur ton visage, que tu as senti mon odeur, tu as fermé les yeux, ta respiration s'est ralentie et tu t'es même mise à téter ta langue, comme à la maison, une petite sieste avec ton humain adoré. J'ai décidé que c'était le moment car tu étais sereine, apaisée, en sécurité avec mon odeur, que ton voyage serait doux ainsi. Il ne t'a fallu que quelques secondes pour rejoindre ton amie Lili et faire la connaissance de tous les autres. Depuis, je suis inconsolable. Presque 9 ans ensemble ma belle. J'espère que j'ai été une bonne "maman" pour toi et que de là où tu es, tu ne m'en veux pas trop d'être triste, tu étais mon petit monde de bonheur. J'ai espoir de te retrouver un jour, toi ma pepette d'amour.

Ta maman qui t'aime

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31 commentaires

  • De : Doudou80A

    18/06/2020 à 09:16:27

    Courage et paix à son âme. Mon histoire est similaire à la vôtre, elle n'avait que 3 ans je n'ai rien vu venir, partie le 17juin, la vie est faite ainsi. Peut-être devriez vous faire un petit livre avec photos et écrire quelques textes, je pense le faire et qu'écrire nous permet de dire combien on l'aime librement. Il faudra sans doute beaucoup de temps. Courage à vous 

  • De : Sasoriane

    17/06/2020 à 17:04:37

    Merci beaucoup pour vos messages.

    Jeudi, ça fera 2 semaines... Et c'est toujours autant difficile de ne plus la voir, l'entendre ou la sentir contre moi.
    Beaucoup ne comprennent pas ma peine, l'attachement qu'il y avait entre elle et moi, l'humain et son chat.

    J'avais souffert quand son amie Lili le bichon fou nous a quitté après presque 19 ans à mes côtés mais pour elle, même si on a eu moins de 9 ans, c'était presque 9 ans de plus que ce qu'on lui donnait.

    Comme pour beaucoup ici, j'aurai voulu plus de temps, j'aurai voulu savoir quel symptome aurait pu me permettre de deceler plus tôt qu'elle était malade... Mais je ne regrette pas le temps que j'ai eu avec elle, les calins, les bêtises (sa petite queue qui frétille alors qu'elle me regarde droit dans les yeux alors qu'elle urine dans ma valise avant de partir en courant, me faisant comprendre qu'elle ne voulait pas que je m'absente)...

    Je pense qu'on doit tous se torturer en se disant "et si" ou "peut-être que", que c'est une étape du deuil, du manque de son animal.

    Et j'ai Simba, que j'ai receuilli le même jour qu'elle et qui est absolument l'extrème opposé, bon mangeur, bien portant, qui a un coup de patte devastateur et des dents bien pointues.

    Je vous remercie encore pour vos messages de soutien.

    Sasoriane, la maman de Calinette

  • Dans nos coeurs pour toujours

    De : puce62

    14/06/2020 à 17:12:07

  • De : puce62

    14/06/2020 à 17:11:54

     

    Sasoriane

    Votre hommage, votre histoire m'a fait monter les larmes aux yeux.

    Oh que oui que vous avez étè une bonne maman pour Calinette.

    Elle était heureuse avec vous c'est certain.

    Votre Calinette repose en paix sur la félinosphère.????

    Courage à vous, c'est si triste de les perdre.

    Isa maman de Gribouille 

     

    Tu n'es plus là où tu étais mais tu es partout là où je suis.

    Victor Hugo   

  • Je partage votre douleur

    De : floisis

    14/06/2020 à 09:36:14