GROCHA

2002 - 2019
Mâle

Né(e) le : 01 janvier 2002
Disparu(e) le : 06 mai 2019

De : CHALON SUR SAONE


Maître·sse : VERNETPAUTET


Signe particulier :
pelage couleur roux-pastel


Friandise préférée :
émincé de filet de poulet


Jouet préféré :
plume agitée au bout d'une tige


Vous avez été touché(e) par cette page, découvrez ici d'autres témoignages.

En mémoire de GROCHA

18 74 307

Mon amour de GROCHA, Déjà 6 ans se sont écoulés depuis que tu m’as laissé au bord du chemin après une vie commune de 14 ans… Une vie continuée par moi depuis sans toi, bon an mal an, qui, par deux fois cette dernière année, a bien failli s’interrompre… Mais je suis encore là… Si ma promesse de l’an dernier n’a pas encore été remplie elle reste possible : publier le petit livre que je t’ai promis en ce lundi 9 mai 2019 quand on m’a apporté ton petit cercueil en carton où tu reposais encore tout chaud de cette vie qu’on venait d’abréger sous prétexte qu’un animal ne doit pas souffrir. Me voilà placé dans cette même position et obligé à déroger à cette règle : provoquer la mort par pitié pour un être malade. Et je n’ai pas un Grocha près de moi pour décider… Ces deux alertes sérieuses sans souffrance m’ont fait prendre conscience qu’il fallait à tout prix finaliser rapidement mais sans rien précipiter le petit livre photos que j’ai en cours et que je te destine. Enfin, j’ai trouvé un cadre, un « format » et surtout la sérénité qui me manquait pour l’avancer même à petits pas – comme je marche maintenant – vers une publication prochaine dont je n’ose encore fixer la date. Enfin, ce que j’ai écrit depuis des mois, je ne l’efface plus le lendemain comme je l’ai fait pendant tant d’années… à mon grand désespoir. En a-t-il fallu passer par là pour atteindre mon objectif ? Il est vrai que quand tout va bien, il semble qu’on peut prolonger nos projets jusqu’à l’infini. On se croit immortel comme je t’ai cru l’être si longtemps et moi aussi. Je sais que ce n’était pas possible pour toi et plus possible désormais pour moi à cause de mon âge et de ma maladie. Et qu’il va bientôt falloir te rejoindre. Autant je n’en crains rien et m’en réjouis mais pas avant d’avoir rempli l’engagement envers toi. Puisse la Nature impitoyable et la médecine me permettre d’aller jusqu’au bout de mon serment à ton endroit. En ce 6 mai 2025, je te serre contre moi comme jamais je ne l’ai fait de ton vivant (tu n’aimais guère ça) même si mes bras, tout amaigris, se referment sur un néant qui menace de m’engloutir moi aussi. Et puis, pour finir sur une note plus gaie, ce début mai correspond aux 20 ans de notre rencontre. Je n’ai pas noté le jour exact mais en un après-midi beau et chaud de printemps en mai 2005, j’avais parcouru à pied les abords de la propriété de mes beaux-parents décédés en compagnie mon épouse et de fidèles amis venus nous voir nous installer car je venais de partir à la retraite en avril 2005. Notamment un champ qui s’étend au bout du jardin, et, en marchant et bavardant entre nous, nous avions débusqué, dans les herbes folles du printemps, un chat errant d’une drôle de couleur qui fuyait devant nous en miaulant. J’avoue n’y avoir guère prêté attention sur le coup. Ces étendues de terre bressane à découvert, sans clôtures de séparation, permettent le libre accès et la circulation de toute une population animale plus ou moins sauvage. D’où provenait cet intrus miauleur de passage sur notre terrain. Il ne devait pas être le seul. Et, peut-être guettait-il tout simplement les souris ou autres rats des champs qui peuplent ces terres sableuses avant de rejoindre bien vite ses pénates ? Probablement ne le reverrions-nous jamais ? Ce ne fut heureusement pas le cas… mais je vous raconte tout cela dans le livre à venir. C’était « GROCHA » qui frappait à la porte de mon cœur sans même que je m’en aperçoive. Je t’aime GROCHA. Ton papa Michel Avec une des plus belles photos de GROCHA datant de juin 2009.

Michel GRANGER

Vous souhaitez déposer un commentaire dans cette liste de discussion ? Pour ce faire, il faut vous créer un compte. La création de compte est GRATUITE : Créez votre compte ou bien identifiez vous.

399 commentaires

  • De : kenzy

    08/10/2026 à 20:57:50

    Gif animé merci de ce geste du coeur

    Mes Ami(e)s, c'est avec beaucoup d'émotion que je viens vous remercier pour tout le soutien que vous m'avez apporté aujourd'hui avec des messages pleins de bienveillance, des citations et des gifs magnifiques.

    Un grand merci d'avoir câliner ma Chipilou, mon grand bébé.

    Des milliers de câlins pour vos petits Anges du ciel. 

    Avec toute ma gratitude et mon affection.

  • De : kenzy

    06/10/2026 à 21:29:42

    Cher Michel,

    j'ai souri en lisant le tendre extrait de votre livre, je reconnais bien là le sans-gêne de nos petits félins. 

    On se démène pour leur trouver les plus jolis paniers, les plus jolis coussins, sauf qu'ils préfèrent toujours squatter le confort humain !

    Ce soir nous sommes à vos côtés Roger et moi pour vous apporter un peu de réconfort en ce chiffre 6 du mois. 

    ❤️Une envolée de tendres câlins pour votre magnifique Grocha❤️

    En vous souhaitant une bonne fin de soirée ainsi qu'à votre épouse. 

    Avec toute notre amitié. 

    Roger et Chantal

  • De : nadinou 70

    06/10/2026 à 13:49:26

  • De : VERNETPAUTET

    05/10/2026 à 15:51:26

    Lit partagé avec GROCHA

    Extrait du livre en cours : « 5060 jours avec GROCHA »

    C’est un soir de 2006, que GROCHA goûta du lit et ce fut là qu’il passa désormais ses nuits. Les premières années, il attendait que mon épouse se couche et filait la rejoindre. Mon épouse m’informait par la voix que GROCHA était sur elle en me criant : « GROCHA est sur moi » !

    Je pouvais alors lire tranquillement : les deux êtres les plus chers pour moi se reposaient en toute quiétude jusqu’à l’heure où j’allais les rejoindre au lit entre 23 h et 23 h 30 le plus discrètement possible pour ne pas les réveiller. La plupart du temps, ça marchait sauf quand...

    En fait GROCHA se couchait tout d’abord sur mon épouse, sur la couverture. Mais bien vite il prenait ses aises en débordant vers ma place vide de sa corpulente anatomie.

    Parfois, au moment de me coucher moi-même, ne sachant pas si GROCHA s’était déplacé, je devais donner de la lumière brièvement pour le situer. Je garde gravés dans ma mémoire ces flashes au cours desquels je m’assurais que GROCHA dormait bien contre ou sur mon épouse, lui par-dessus la couverture, elle dessous.

    Si GROCHA était « en place », ce qui constituait la majorité des cas, je me couchais en essayant de faire le moins de perturbation possible et avant de me laisser aller sur le traversin, je restais dressé pour faire une toute petite caresse à GROCHA. Seulement après, je pouvais m’allonger et me mettre sur le côté pour m’endormir… (presque jamais, il couchait sur moi, trouvant peut-être que mon sommeil était trop agité ?).

    Et il y avait les cas – rares – où GROCHA était venu à ma place et l’occupait résolument. Je devais faire alors tout mon possible pour me coucher d’un côté ou de l’autre afin de le moins déranger C’était difficile. Et parfois cela demandait de multiples contorsions dont mon dos faisait les frais. Une fois une place parfois incommode conquise, je forçais doucement mon espace imparti pour me sentir mieux, ce qui, la plupart du temps, faisait migrer GROCHA sur mon épouse ou entre nous deux. Alors, je pouvais m’allonger à ma guise et commencer ma nuit.

    Lors de cette haute opération journalière de conquête de territoire de lit, GROCHA faisait son gros lourd comme s’il refusait de bouger. Rarement, un grain de contrariété aboutissait à son départ pour aller faire un tour dans sa gamelle après une visite bruyante à sa litière il revenait nous retrouver. Dans ce cas, c’était à moi à lui laisser une large place entre nous et nous pouvions dormir tranquilles jusqu’au matin, plus ou moins tôt quand on entendait des miaulements retentissants... GROCHA sonnait le clairon du réveil après être allé se sustenter… Il était temps de se lever.

    Qu’ils me manquent donc ces miaulements depuis le 6 mai 2019 !

     

     

     

  • De : kenzy

    29/09/2026 à 22:19:25

    Cher Michel, un petit coucou du soir pour vous remercier d'être toujours là pour Roger et moi, même lors de ma longue absence de cet été. 

    J'ai lu votre petit message à Roger ; évidemment, il a été très touché. Bien sûr, il aime Namyr autant qu'il a aimé Pamir, mais ce n'est pas la même « relation ». Car les années ont passé : Pamir était aimé avec la décontraction de la jeunesse, Namyr est aimé avec l'inquiétude de la vieillesse, mais tous les deux forment un binôme émouvant et très soudé.

    Merci aussi de penser à Zébulon, minuscule petite disparue pleine de vivacité et de gaieté. 

    Vous me demandiez quels animaux composent encore mon quotidien : il me reste 11 petites colombes diamant, 5 canaris, 2 tortues d'eau, des tortues de terre, une vingtaine de poissons rouges répartis dans deux petits bassins, une poulette et ma dernière boule de poils, la petite Bonbonne, dite Nénette. Elle s'est installée chez moi en octobre 2018 ; je n'ai jamais su d'où elle venait. Grâce au tatouage qu'elle a dans l'oreille, le vétérinaire a pu m'en dire un peu plus : elle est née en 2009, elle a fait deux refuges, puis on a perdu sa trace. Elle va donc sur ses 18 ans ; elle est complètement aveugle, elle a un traitement pour la tension et des croquettes spéciales pour les reins et la vessie. Elle a résisté à la canicule, ce qui est un petit miracle. Il y a parfois des petites alertes, mais, dans l'ensemble, ça va ; elle a un sacré appétit, je la dorlote de tout mon cœur car ce dernier petit bonheur est bien fragile.

    Voici une photo de Nénette

     

    Avec Roger, nous pensons bien à vous car j'ai lu sur la page des Amies que vous aviez un traitement complémentaire ; j'espère que vous le supportez bien et que vous n'êtes pas trop fatigué. 

    Prenez bien soin de vous.

    Une douce pensée pour votre magnifique Grocha. 

    Vos amis, Roger et Chantal